Deb Gordon, directrice générale, décrit sa vision des systèmes de santé dans un monde idéal

J’ai eu le grand plaisir de participer à la conversation nationale du Collège canadien des leaders en santé sur les solutions à apporter aux problèmes qui frappent le système de santé.

L’animateur, le Dr Michael Gardam, a demandé aux participants de décrire ce à quoi ressembleraient les systèmes de santé dans un monde parfait, c’est-à-dire un monde où la main-d’œuvre de la santé serait mobilisée et soutenue au Canada.

Il s’agit d’une question importante, mais à Effectif de la santé Canada, nous croyons que dans un monde idéal, les meilleurs soins de santé possible seraient offerts au meilleur coût possible afin d’offrir les meilleurs résultats possible à toute la population. Tout cela dans une optique d’équité, tout en comptant sur le soutien d’une main-d’œuvre saine et robuste.

Dans un monde parfait, les leaders en santé seraient bien formés, de manière à valoriser une culture de la main-d’œuvre solidement ancrée, à diriger leurs équipes avec assurance et résilience et à mettre en place une nouvelle génération de leaders en favorisant la collaboration et le mentorat.

Pour mobiliser et soutenir la main-d’œuvre, il faudrait accorder la priorité à son bien-être, à son épanouissement et à son perfectionnement, ce qui favoriserait de meilleurs résultats pour les patients et une population canadienne en meilleure santé.

Les services seraient hautement intégrés et uniformes pour tous. Les temps d’attente ne dépasseraient pas les délais acceptables sur le plan clinique. Les iniquités en santé seraient corrigées par la mise en place de services sociaux et de prévention efficaces et intégrés.

Personne au Canada ne craindrait de demander des services de santé. Chaque personne qui reçoit des soins se sentirait la bienvenue et en sécurité.

Notre définition d’un travailleur de la santé serait large et inclusive. La santé et la sécurité de la main-d’œuvre feraient étroitement partie de la structure même des organismes de santé, y compris les niveaux adéquats de dotation en personnel, le matériel, les ressources et les mesures visant à prévenir la violence et le harcèlement.

Dans un monde idéal, la rétention du personnel atteindrait des niveaux record. Les préjugés, le racisme et la discrimination au travail — envers les patients, les familles et les travailleurs de la santé — seraient éliminés.

Il existerait des systèmes complets pour soutenir le bien-être physique, mental et émotionnel du personnel de la santé, y compris des services de santé mentale, du counseling et des ressources pour aider les personnes à faire face au stress et à l’épuisement professionnel.

Il y aurait des occasions d’apprentissage et de perfectionnement afin que le personnel soit mieux outillé pour dispenser les soins de la meilleure qualité possible et adaptés aux avancées cliniques et technologiques de tous types, y compris l’intelligence artificielle.

Les travailleurs de la santé recevraient une rémunération juste en fonction de leurs compétences, de leur expertise et de leur dévouement, puisque les salaires, avantages et incitatifs concurrentiels jouent un rôle de premier plan dans l’attrait et la rétention des personnes de talent.

Je pourrais continuer pendant des heures.

Toutefois, je terminerai avec ce dernier point : dans un monde idéal, les travailleurs de la santé seraient des membres très respectés de leur collectivité, leur contribution serait soulignée par des gestes publics de reconnaissance et de soutien ainsi que des témoignages de gratitude de la part des gouvernements, des établissements et de la collectivité.

Nous avons encore beaucoup de travail à faire, mais nous progressons. Il y a de l’espoir, et je suis impatiente de voir ce qu’Effectif de la santé Canada et ses partenaires peuvent faire pour réaliser leur vision commune d’une main-d’œuvre saine et solide pour le Canada.